23.6.16

Mais pourquoi tu stresses ?


(via)

Paris est agité : les matchs, les manifs, les affrontements, tout ça tout ça, Paris est sur les nerfs et il faut croire que moi aussi. Je suis en stress, tout comme ma chère capitale.

 

En effet l'autre jour je faisais un tour sur le blog d’Éléonore Bridge lorsque je suis tombée sur son article à propos du stress invisible, celui qui s'insinue en nous sans qu'on le reconnaisse nécessairement comme tel, trop habitué-e-s que nous sommes au cliché de la personne stressée toujours au bord de l'hystérie. Et tout comme elle je me suis rendue compte que moi aussi, stressée je l'étais. Après avoir réfléchit quelques minutes ce fut la révélation : mes maux de ventre, de tête, mon ton un peu trop élevé, ma paralysie d'action, tout ça venait bien de quelque part et ce n'était certainement pas la faute aux vacances et aux oiseaux qui chantent.

 

Il faut savoir que je suis un peu du genre hyperactive dans la vie de tous les jours : j'aime avoir toujours mille choses à faire, 10 000 projets à mener de front, bref, je ne m'accorde aucun répit, je déteste n'avoir rien à faire. D'ailleurs j'ai ouvert ce blog très précisément un mois après la fin de mes partiels pour l'une des raisons que j'angoissais déjà un peu à l'idée de n'avoir aucun objectif à atteindre durant l'été et après un mois passé à relire mes cours dans tous les sens, à les trier, à me refaire des fiches (et à relire les derniers tomes d'Harry Potter) j'ai craqué. Je tournais en rond comme un lion en cage et puis c'était le moment idéal pour me lancer. Tout ça pour dire qu'il me faut constamment être occupée, que ce soit physiquement ou en pensée (les deux étant l'idéal). 

Peut être est-ce par peur de me retrouver soudainement seule face à moi-même ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu'en plus d'avoir 10 000 projets, j'ai toujours pour objectif de mener correctement et jusqu'au bout tout ce que j'entreprend. Je suis un peu perfectionniste et absolutiste sur les bords et pour moi quand on veut faire quelque chose soit on le fait bien, soit il vaut mieux s'abstenir (oui en vrai je suis un tyran mais je me soigne)(et puis je suis un gentil tyran quand même...)(pourquoi tu t'étouffes Georges ?). Bref, je me sens toujours frustrée lorsque j'estime ne pas avoir fait les choses correctement et jusqu'au bout. 

Alors après bien sûr ce trait de ma personnalité ne s'applique pas dans tous les domaines de ma vie (il n'y a qu'à voir ma dégaine quand j'ai la flemme) mais essentiellement au domaine de mes études et de mon job lorsque j'en ai un. Éléonore Bridge appelle ça "les problèmes de première de la classe" et c'est tout à fait ça. Je stresse toujours de ne pas réussir mes interros/mes partiels/ma licence alors que je n'ai JAMAIS raté quoi que ce soit dans le domaine scolaire et ce depuis mon entrée en maternelle (j'étais réellement la première de la classe), mais bon, je pars du principe que tout peut toujours arriver et donc je psychote, je doute, j'angoisse en permanence et je fais ça depuis tellement longtemps (toujours en fait) que c'en est presque devenu un trait de ma personnalité. EH OUI, je stresse tellement que je ne me rends même plus compte que je stresse je crois, je m'y suis tellement habituée que je ne fais même plus gaffe aux symptômes. 

Alors bien sûr ce n'est pas visible au premier abord, je veux dire qu'il n'est pas marqué sur mon front "coucou je suis stressée de la vie" et je peux même passer pour une personne calme et réfléchie (reste avec nous Georges, tiens bon) lorsqu'en réalité mon cerveau est en train de tourner à mille à l'heure. Lorsque j'appréhende une situation (et Georges sait que ça arrive souvent) mon cerveau s'amuse à la décortiquer, à imaginer tous les scénarios possible et inimaginables, et souvent à la veille d'un événement important je ne ferme pas l’œil de la nuit. J'ai tellement envie de bien faire que je suis terrifiée à l'idée que quoi que ce soit puisse venir gâcher ce moment. Alors j'hyper anticipe. Je me fais le scénario en boucle dans ma tête. Et parfois j'hyper anticipe tellement que je repousse les choses que j'ai à faire encore et encore, c'est ce que je nomme plus haut ma "paralysie d'action"

Il m'arrive également d'être très colérique par moments, quand je suis plus tendue que d'habitude pour x raison je vais avoir tendance à m'énerver à propos de trois fois rien, comme si m'acharner sur un dentifrice mal refermé allait m'aider (non). Dans ces moments là je suis un peu comme une cocotte minute qui déborderait un peu dans tous les sens histoire de faire redescendre d'un cran la pression quand ça ne va pas (et idéalement de ne pas exploser pour de vrai, ce qui serait tout de suite beaucoup plus problématique).  

Je crois qu'il n'y a malheureusement pas 30 000 solutions pour remédier à ce syndrome de stress chronique, si ce n'est d'avoir des proches bienveillants qui m'aident à me rendre compte de quand je vais un peu trop loin dans le scénario catastrophe ou quand il n'y a pas lieu de me mettre dans tous mes états et qui m'aident à relativiser. Et il est parfois bon pour moi également de m'éloigner un peu des personnes de mon entourage elles aussi un peu trop stressées dans les moments où j'ai de toute manière bien assez à gérer avec mes propres nerfs. Cela évite bien des disputes et des chamailleries inutiles (enfin pas toujours mais j'essaye, promis). Et enfin, de plus en plus j'essaye également de lâcher un peu prise quant à mes obsessions de performance et de perfection, de penser plus à moi et j'essaye de veiller à ne pas me surmener toute seule avec des objectifs parfois un peu trop ambitieux (non je ne serais jamais une grande sportive et je n'irais JAMAIS courir deux heures par jour en me levant tous les matins à 5h30, cessons de déconner).


A vous toutes (et tous), camarades stressé-e-s de la vie, je vous propose qu'on se tienne toutes (et tous) par la main afin de créer une farandole de love et d'ondes positives afin de contrer cette facheuse manie et partager ensemble nos petites (et grandes) inquiétudes de la vie de tous les jours ! 


2 commentaires:

  1. Et bien, très chère narratrice, j'aimerais me joindre à cette farandole de love et d'ondes positives, car je suis également une partisane de ce qui s'appelle en réalité le "stress inconscient".
    J'ai découvert ce phénomène il y a maintenant de nombreuses années, au cours de cette fâcheuse période scolaire.
    Si je puis me permettre, j'aimerais te soumettre une petite astuce qui selon moi fonctionne plutôt bien pour guérir (ou en tout cas soulager) cette maladie (incurable dites-vous ? .. Mais non ^^) : je te propose de disposer plusieurs petits post-it entachés de punchlines, un peu partout dans ton nid d'oiseau. Ainsi en te levant le matin ou bien en rentrant le soir/aprèm tes propres paroles te redonnerons le sourire ou te remotiverons apres un coup de mou. Tu pourras alors esquiver (pour un moment) la perte de confiance en soi, la déprime, le stress..
    Tu vivras ainsi tes journées comme un long (ou court) fleuve tranquille.
    J'espère que ca pourra t'aider autant qu'à moi.
    Sur ces derniers mots, je t'embrasse fortement et t'encourage à suivre la voix de la guérison.

    Une vieille amie de longue date, Marion.

    PS: surtout n'hésites pas à prendre des post-it de toutes les couleurs et à écrire en gros dessus ! Ça donne plus de pêche ;)

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    1. Haha merci pour l'astuce des post-it, je me mets déjà des petites phrases motivantes avec mon réveil sur mon téléphone c'est vrai que ça redonne le sourire :)

      Love, joie et patate sur toi !

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